Electric Jaguar Baby – Moonshiner EP

Vidange des tympans

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Un sous titre. From Paris with Fuzz. Paris, je connais. La Fuzz me hérisse depuis tant d’années. La réunion des deux m’excite déjà les écoutilles. Un enregistrement dans une cave? Un son live et 70s? Que de promesses. Et c’est d’ailleurs cela qui m’a interpelé. La cover et ses messages à bon entendeur. Songs from the cave. Songs for the deaf.

Une batterie à faire monter les blancs en neige. « Holly Vally » hurle de médiums. La basse tournicote d’une rondeur que l’enregistreur n’a pas saisi. Les fréquences sont ramassées. Les limites charmeuses d’un matos d’une autre époque. Les cymbales pleurent d’excès. C’est carré. Le chanteur tient tout ce beau monde. C’est propre tout en étant crado. L’immédiateté imparfaite.

« Moonshiner ». Black Keys, Royal Blood. En moins commercial. Un riff hypnotiseur. Aux saveurs de charmeur de serpent. La voix est clamée dans la réverb d’une grotte. La puissance vrombit sous les pieds. L’ampli crache dans le dos. Un air des Stooges pour l’énergie pure. C’est mieux. Ce doit être encore mieux en live.

« The One ». La fosse sautille. La voix se fait mystique. Posant les briques d’un décor brut. Les chœurs deviennent presque celtes. Le groove des Strokes bavant de désespoir. Les méandres du solo hypnotisent. Rideau.

Un son noyé de Fuzz façon Ty Segall. Un stoner sous-jacent cher aux QOTSA. La vidange d’un truck dans l’Ohio. Puis Paris. Un duo. Plusieurs trajets en métro. Un EP. Un album maintenant ?

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