The Get Down (saison 2) – La Révolution Hip Hop

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Oh Yeah ! « The Get Down » (Netflix) nous revient. Saison 2. Shaolin, Ezekiel, Dizzee, Boo-Boo et Ra-Ra sont de retour. The Get Down Brothers. Pour notre plus grand bonheur.

NYC Bronx 1978. Les cinq lascars ont pris un peu de galon. Leur combo, un Jackson 5 sauce hip hop, commence à bien faire parler de lui dans le Bronx. Le terme hip hop n’a pas encore été prononcé dans la série. La nouvelle musique qui repose sur des boucles de beats disco, soul et funk joué par les DJ, et sur lesquels viennent poser leur flow ceux que l’on va appeler les rappeurs à l’avenir, prend ici pour nom « The Get Down ».

Début d’une révolution qui va mettre le monde sous son emprise sur les 30 années qui suivront.

En 1978 le Disco fait encore fureur, « Saturday Night Fever » vient de sortir et est un triomphe colossal. Mais il est attaqué sur 2 fronts. Le Punk contestataire côté Rock et WASP. Et ce qui va devenir le hip hop côté musique Afro et Blacks. D’ailleurs, punk et futur hip hop partagent des points communs : minimalisme, décharges d’énergie, punchlines, textes acerbes, revanchards, dénonciation d’injustices sociétales pour deux courants issus des quartiers défavorisés, minés par la pègre, la drogue, la pauvreté et la violence. En face, le disco festif, sensuel, érotique et bon enfant incarne un autre monde. Un monde coloré, cocaïné, bling mais fun. La série retranscrit tout cet univers à la perfection. Les looks des protagonistes sont d’une absolue perfection. Le personnage campé par Cadillac est exceptionnel. Cadillac, le roi disco gangster humilié par la montée en puissance et l’engouement suscité par les Get Down Brothers qui ringardisent littéralement le disco, la musique reine du moment. Un sacrilège.

La série opère un travail remarquable sur cette époque new-yorkaise. Un portrait minutieux, bien documenté d’une communauté Afro marginalisée. Dans les rues délabrées du Bronx, le krach ravage. Les tapins lustrent le macadam. Les dealers inondent la rue de pilules, amphets, coke, herbe, héro… Et les armes sous le manteau sont légion. Guerre de gangs. Guerre de territoires. Au milieu de cet univers Zola made in NYC, disco, gospel, soul et funk constellent la rue. Le religieux y est encore très prégnant. Signe de croix, snif, galipette et coup de pétoire ne font souvent qu’un.

Enfin cette saison 2 est encore plus rythmée que la précédente. Une réalisation qui relève du grand art. On est totalement aspiré par la folle histoire des Get Down Brothers. Les mains sur le volant d’un bolide incontrôlable. Un vrai shot d’adrénaline ponctué de moments vraiment drôles.

Si vous n’avez pas encore jeté votre dévolu sur cette série, FONCEZ !! Et c’est un passionné de rock qui vous le dit. D’ailleurs la BO de la série est un must ! Les néophytes comme moi ouvrent avec délectation un trésor. Celui des premières années hip hop. De l’or en barre !

« The Get Down », de mon point de vue la meilleure série vu jusqu’à présent. Dans le haut du pavé avec Peaky Blinders et Homeland.

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